Rue de Lappe
the Rue de Lappe is part of Paris , Kai North , 11eme arrondissement .Top photos chosen by u all:

Mascarade # 11 de S.
Made by yannick vigouroux
« La vie n’est tolérable que par le degré de mystification que l’on y met. […] La mascarade entraîne tout ce qui vit, depuis le troglodyte jusqu’au sceptique. Comme le respect des apparences nous sépare seul des charognes, c’est périr que de fixer le fond des choses et des êtres ; tenons-nous-en à un plus agréable néant : notre constitution ne tolère qu’une certaine dose de vérité… » Cioran, Précis de décomposition, 1949. « Les vêtements que nous portons – comme nos vies conscientes en général - dépendent pour une large part de ce que les analystes appellent le “principe de réalité” (autrement dit : ne pas prendre ses désirs pour des réalités). Nos vies sont prises entre principe de plaisir et principe de réalité. Mais dans les fantasmes, la réalité ne nous arrête plus et nous pouvons poursuivre le plaisir sans frein. Il y a aussi des moments dans la vie sociale où le vêtement fonctionne comme une sorte de déguisement, qui donne à ceux qui le portent l’aspect d’une personnalité imaginaire. » Valérie Steele, Fétiche, mode, sexe et pouvoir, 1996. Les modèles féminins ont tous posé en intérieur, assis sur une chaise ou debout face à l’objectif. J’ai demandé à chaque personne de se mettre en scène dans son théâtre intime, habillée ou au contraire dénudée, de préférence masquée. La seule contrainte imposée était ce masque (ou son absence…) et la paire de bottes, second masque de peau en quelque sorte. C’est en tout cas un élément-pivot de ce jeu de dissimulation et de dévoilement. Elle introduit comme le masque un fort lien visuel entre les différents portraits de la série. Il s’agit en quelque sorte d’ « autoportraits assistés », de la construction conjointe d’une image aussi intime que fantasmatique. Ce que nous faisons tous, finalement, tous les jours, en nous habillant. Commencées en 2000, les Mascarades ont trouvé à partir de 2003 un second souffle grâce à la notion très cinématographique de remake, que j’avais déjà mise en pratique jusque-là plutôt inconsciemment (Mascarades 1 et 2 de DB, 1, 2, 3 et 4 de A-M G…). SB, auteur d’un texte sur mon travail et la première à avoir défendu mon « cinéma photographique » lors du Mois de la Photographie à Paris en 2000, a accepté de poser pour le remake en négatif de sa première Mascarade (dans la première version elle était vêtue de blanc, d’un pansement à la main droite, d’un masque et de bottes en cuir dorés ; dans la deuxième version elle porterait des vêtements sombres, un gant de laine à la main droite, des bottes en cuir noir et un masque de la même couleur). Le remake procure au spectateur le plaisir quelque peu régressif et fétichiste de la répétition, de l’écart dans le semblable, du différent dans l’identique : le meilleur exemple cinématographique de ce vertige est fourni justement par Vertigo d’Hitchcock quand James Stewart ajuste à la place du réalisateur le tourbillon dans le chignon blond de Kim Novak. C’est un peu ce qu’en metteur en scène fétichiste, je tente de faire avec la photographie. NB : d'autres images, et ma prose, consultables sur : yvigouroux.blogspot.com/ ; et mon site : www.yannick-vigouroux.com/

"Mascarade de Poisson (peintre)", 2004
Made by yannick vigouroux
La vie n'est tolérable que par le degré de mystification que l'on y met. Cioran, Précis de décomposition, 1949. Chaque portrait de la série Mascarades(encore inachevée), est le résultat de la construction conjointe d'un fantasme ; le fétichisme revendiqué des bottes sert de pivot aux jeux de masques et de miroirs imaginés par le modèle féminin. L'un des modèles a écrit, après avoir vécu cette expérience : Le Prince des Ténèbres, le Conte Dracula, Hannibal Lecter, ou autres figures mythiques des films d'épouvante depuis le cinéma muet jusqu'aux films gore n'ont qu'à bien se tenir car l'objectif de Luc Mallet leur offre des fiancées piratées prêtes à jouer un rôle de composition. Proposer à des modèles, exclusivement féminin, de porter un masque et une paire de bottes, leur laisser la liberté de se mettre en scène dans leur propre intérieur, user d'un pseudonyme, voilà le début d'une histoire bien ficelée. Le masque est la star de l'interrègne, de l'interchangeabilité, de l'interface des mondes, la représentation de l'interdit, du désordre, face à l'odre imposé. En montrant les peurs d'un monde qui se délite, le masque les exorcise. Il théâtralise les valeurs, revitalise leur sens par les simulacres et les inversions. (Samantha Barroero, extrait de Les Mascarades en tabloïd de Yannick Vigouroux, juin 2003)

Les Sans Culottes: Steve & Shirley
Made by Mark Czerniec
Paris, France, at the restaurant Les Sans Culottes on rue de Lappe, east of the place de la Bastille. Seated next to us were Steve and Shirley, a couple from Oregon. Steve taught us all sorts of things about French culture, and Shirley was merely charming.

Kenny fast asleep
Made by colinreid9
Well, it was bedtime

In the bar
Made by colinreid9
Nearest places of interest:
| Opéra Bastille Place de la Bastille Passage Lhomme Square Trousseau | Metro Saint-Ambroise Place Léon Blum Ensci - School of Design Les Jardins du Marais |
